info@atelierssahm.org

(242) 01 058 59 27
(242) 04 499 94 52

CENTRE POUR L’ART, LA RECHERCHE ET LE PARTAGE DES SAVOIRS
Newsletter

Mai - Juin

Cher(e)s ami(e)s,

Sony Labou Tansi déclarait que trop souvent on a parlé au nom de l’Afrique. On a tenté de se mettre en lieu et place des africains pour dire leur être et leur avenir. Avec la biennale d’art contemporain de Dakar – le Dak’art – il est clair que les africains reprennent cette parole, ils se parlent et écrivent l’histoire. Sans complexe,  ils s’adressent au monde par l’art.

Cette onzième palabre, où esthétique, réalité africaine et humanité s’imbriquent, est marquée par la présence inédite des pavillons des pays comme le Maroc, l’Algérie, le Danemark, etc. L’espace congolais, une salle de 300 m², se trouve à l’ex-biscuiterie de la médina, sur l’avenue Bourguiba.

L’exposition Congo(s) esthétiques en partage, au-delà des géographies présente depuis le 10 Mai 2014 les œuvres d’une quinzaine d’artistes Brazzavillois et Kinois.

Le jeudi 08 Mai, les commissaires E. Atangana, A. K. Damani, Smooth U. Nzéwi ont tenu une conférence de presse, à la place du souvenir pour échanger sur le thème du Dak’art 2014, savoir produire le commun.

Le vendredi 09 Mai, au Grand Théâtre, a eu lieu la remise des prix. Madame le premier ministre du Sénégal, les ministres de la culture sénégalais et marocains ont pris part à la cérémonie. Dans  son mot de circonstance, la présidente de la commission d’orientation du Dak’art 2014 a rappelé l’urgence de la création d’un musée d’art contemporain pour une conservation conséquente du patrimoine artistique que génèrent la biennale et toutes les autres activités créatrices. Le commissaire Abdel Kader Damani, qui anima en 2012 l’atelier critique d’art lors de la première Rencontre Internationale des ATELIERS SAHM, a souligné que les primés sont des artistes dont la création permet de reconsidérer l’histoire de l’art elle-même.

Le samedi 10 Mai, a eu lieu le vernissage des œuvres de l’exposition Congo(s): esthétiques en partage  au delà des geographies à partir de 19h. Plus de 1000 personnes ont visité le pavillon congolais le soir du 10 Mai. Nous nous en félicitons d’autant plus que l’acharnement du public à cerner le sens des productions des artistes témoigne de l’accroche que celles-ci ont exercées sur lui. Dirait-on le contraire, lorsque l’on a pu se rendre compte des appréciations des uns et des autres :

Kébolo Brel, jeune étudiant congolais au Sénégal, déclare : « j’ai désormais une autre perception de la création artistique congolaise. Tout ceci est beau, et le talent de ces jeunes qui sont comme moi congolais nourrit mon ambition. Je me demande combien a-t-on dépensé pour réaliser un tel travail »


Johanna, une jeune stagiaire allemande auprès d’un organisme allemand, se demandait pourquoi la commissaire, Bill Kouélany, a choisi de placer indistinctement les œuvres de différents artistes les unes à côté des autres. Aidée de Job Olivier Ikama, le critique d’art des ATELIERS SAHM, Johanna a pu réaliser que pareille accrochage, aussi incommode qu’il puisse paraître, n’est pourtant pas dépourvu d’intelligence. Car les œuvres, bien que de signatures différentes, communiquent intensément.

Justine Bernadoni, coordonatrice à la Fondation Blachère, affirmait être en train de découvrir la création africaine. Ses goûts, pourtant, se sont trouvés satisfaits par la profondeur de l’expression que traduisent les œuvres de Congo(s) esthétiques en partage, au-delà des géographies. « Les artistes africains, s’expliquait-elle, se réfugient moins dans la facilité de l’art conceptuel ou minimaliste. La profondeur des œuvres exposées ici procède de la profusion des techniques mises en œuvre par les artistes. J’aime penser d’une création que je ne peux en être l’auteur, c’est en ce moment là seulement qu’elle m’impressionne. Et c’est le cas ici. »

Le propos suivant, celui de  Camille Turner, artiste canadienne, exprime la forte ambiguïté qui caractérise les positions prises par rapport aux œuvres de Congo(s) esthétiques en partage, au-delà des géographies. Désignant l’installation de Gad Loutanadio – gueule de loup – elle disait « je préfère  l’art conceptuel et socialement engagé, et cette exposition s’inscrit dans cette perspective ».

On a aussi noté la cordiale visite DJ Awadji

Egalement, plusieurs journalistes, dont Simon Maro d’Afrik Tv, ont réalisé des reportages pendant et en marge du vernissage.
Nous sommes heureux de vous annoncer que les artistes Van Andréa et Ange Swana se sont fait remarqués par  la Fondation Blachère, et ont obtenus des bourses de résidence de la part de ladite institution.

En tant que manifestation d’art contemporain de première renommée en Afrique, le Dak’art est le modèle inestimable de la coopération sud-sud. C’est dans cette optique que nous saluons le partenariat entre les Etats Sénégalais et Marocains, à travers les accords signés entre la biennale de Dak’art et Royal Air Maroc. Pour leur part, LES ATELIERS SAHM ne sauront jamais assez remercier la compagnie aérienne Royal air Maroc pour son soutien dans la réalisation du projet Congo esthétiques en partage, au delà des géographies. De même, nous vouons une grande reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui par leur apport multiforme témoignent de leur attachement à l’art et  de leur confiance dans l’œuvre des ATELIERS SAHM.  

La réalisation du concept Congo(s) esthétiques en partage, au-delà des géographies se poursuit avec le vernissage de l’exposition des mêmes œuvres à Brazzaville aux ATELIERS SAHM, le dimanche 08 Juin 2014 à 15h.

Cordiales amitiés à toutes et à tous.